THÉÂTRE
Anna Prucnal dit Cocteau
samedi 23 septembre
à 20h30
Anna Prucnal dit Cocteau
Jean Cocteau aimait la chanson qui “fait descendre les poètes dans la rue et touche les foules”. Il admirait Piaf, Damia, Fréhel, dont les voix véhiculent de par le monde le charme de la ville, l’âme des rues, les émois sincères et tragiques de la vie amoureuse, le grand jeu de scène humaine.Pour certaines de ces “petites tragédiennes”, Cocteau écrivit une série de textes (Le bel indifférent, Anna la bonne, Le fantôme de Marseille, La dame de Monte-Carlo…) qui par la spontanéité et la vivacité de leur écriture atteignent à la grâce théâtrale. Ces monologues composés pour une personne aimée ont acquis une sorte d’évidence miraculeuse qui traduit “l’âme facile et profonde”de ces femmes amoureuses et souvent blessées.
Anna Prucnal est l’une de ces voix humaines. Vivante, engagée poétique, elle incarne à son tour ces confidences sur une vie rêvée, ce chant d’amour pour le théâtre, ce ”mal rouge et or”. Anna à voix nue, seule en scène, partage avec le public une étrange conversation. Elle joue de la vie comme une virtuose. Son devoir est le plaisir…
D’origine polonaise, Anna Prucnal vit aujourd’hui à Paris. Elle a travaillé avec les plus grands au théâtre (Lavelli, Wilson, Planchon, Barrault, etc.), comme au cinéma (Wajda, Vadim, Fellini, Delville, Berto, etc.) et produit plus de vingt disques et Cds, dont “Monsieur Brecht” et “Rêve d’est – Rêve d’ouest” (EMP) réédités en 2006. Son récent livre de souvenirs, « Moi qui suis née à Varsovie » (Préface de Jean Lacouture), est coédité aux Editions Neige et L’Archipel.
“J’ai choisi Jean Cocteau parce que je l’aime et qu’il m’aime (je suppose qu’il m’aurait aimé). Pour les jeunes spectateurs Jean Cocteau doit être perçu comme le poète en liberté, l’artiste en liberté, il sait rendre grave ce qui paraît futile, quand il écrit il semble être toujours en état de grâce, Cocteau est la jeunesse, éternellement.” Anna Prucnal
“Si j’écris, je dérange. Si je tourne un film, je dérange. Si je montre ma peinture, je dérange et je dérange si je ne la montre pas. Je dérangerai après ma mort. Il faudra que mon œuvre attende l’autre mort lente de cette faculté de dérangement. Peut-être en sortira-t-elle victorieuse, débarrassée de moi, désinvolte.” Jean Cocteau
THÉÂTRE
samedi 23 septembre
à 20h30
Avec : Anna Prucnal
Production : Soirée organisée par Radio Zones 93,8 Fm avec le soutien de la Ville de Ferney-Voltaire, en partenariat avec la Comédie de Ferney, les Editions Neige et le service culturel de la Mairie de Ferney-Voltaire.




