THÉÂTRE
Macbeth
de Shakespeare
Du 26 au 28 mars
à 19h30
(sauf dimanche à 17h00)
Macbeth
de Shakespeare
A fable of power for the present age.
Une fable du pouvoir pour notre époque.
Spectacle sur-titré en français
In English:
Macbeth is the old story of a man who sells his soul, and the bill that comes due.
In an age of disinformation, impunity, and collapsing international norms, Shakespeare’s tale reads like a distorted mirror of the darker sides of our own world. Macbeth endures because it still speaks, plainly and precisely, about the psychology of power, the need for control, and the fallout of stepping over certain lines.
Tyranny doesn’t enter stage-left wearing horns, and the Macbeths are not monsters but the walking wounded. She’s hollowed out by loss; he’s determined never to feel powerless again. When the chance for total control appears, they dare each other into action, and get what they asked for, but not what they want.
From there it plays out like a slow possession. Guilt breeds lies. Lies calcify into delusion. And the further they go, the more tangled they become in what they’ve done. Macbeth takes the crown, but loses his grip. Power turns sour. The world shrinks. « love, honour, troops of friends, I must not look to have; but in their stead, curses, not loud but deep. »
The Macbeths are devoured because they thought they could overwrite reality. That guilt is imaginary. That consequences are optional. That if you don’t believe in ghosts, they can’t touch you.
En Français :
Macbeth est l’histoire ancienne d’un homme qui vend son âme, et de l’addition qui finit par arriver.
À une époque de désinformation, d’impunité et d’effondrement des normes internationales, le récit de Shakespeare résonne comme un miroir déformé des côtés les plus sombres de notre propre monde. Macbeth perdure non pas parce que c’est un monument du passé, mais parce qu’il continue de parler, avec clarté et précision, de la psychologie du pouvoir, du besoin de contrôle, et des conséquences que l’on déclenche en franchissant certaines limites.
La tyrannie n’entre pas sur scène avec des cornes. Les Macbeth ne sont pas des monstres. Elle, vidée par le chagrin. Lui, déterminé à ne plus jamais se sentir impuissant. Lorsqu’une opportunité de tout contrôler se présente, ils se lancent mutuellement le défi d’agir. Ils obtiennent ce qu’ils ont demandé, mais pas ce qu’ils désiraient.
À partir de là, on assiste à une lente descente. La culpabilité engendre le mensonge, le mensonge devient délire; et plus ils avancent, plus ils s’enlisent dans leurs propres actes. Macbeth prend la couronne, mais perd le contrôle, le pouvoir tourne à l’aigre, et le monde se rétrécit. «L’amour, l’honneur, des troupes d’amis — je ne dois plus y compter ; à leur place, des malédictions, silencieuses mais profondes.
Les Macbeth ont cru que la culpabilité n’était qu’une illusion. Que les conséquences étaient optionnelles. Que si l’on ne croit pas aux fantômes, ils ne peuvent pas nous toucher.
La presse en parle
Review: ‘a fable that captures the darkness of the present age’
Given the state of the world, it is apt that the Hoops of Iron theatre company is bringing its imaginative re-working of Shakespeare’s Macbeth to Geneva, the home of a body of international humanitarian law ‘more honoured in the breach than in the observance’ to quote Hamlet.
It is a powerful production lit up by some outstanding performances, notably Chris Hemmens as Macbeth and Mundey Young as Lady Macbeth. The choreography of Phineas Clark is especially evident in the recurring sight of three devilishly sly and evil witches cavorting with glee across the stage’s blasted heath. Moments that abide in the memory include the inscrutable, almost lost look on Macbeth’s face as he is crowned king of Scotland following his murders of the mild-mannered Duncan and the guards who were protecting him. Or Lady Macbeth prostrate before a candle as she sleepwalks her way towards suicide, her earlier overweening ambition swept away as her conscience finally comes home to roost in her demented mind.
The supporting cast all play their part in a mixture of old and new military styles which add real menace and threat, especially when they haul off for torture and execution hooded captives caught up in Macbeth’s murderous rampage. Such scenes immediately evoke the evils being perpetrated today on civilian populations in Sudan, Ukraine, Gaza and Myanmar. Macbeth’s words could as easily tumble out of the mouths of latter-day war criminals like Putin or Netanyahu, ‘I am in blood stepp’d in so far that, should I wade no more, returning were as tedious as go o’er.’
Contrary to Macbeth’s famous dismissal of the meaning of life this is no tale told by an idiot signifying nothing but a fable that captures the darkness of the present age. All told, it is a pleasure to hear so many familiar soliloquys from the Shakespearian canon delivered so well.
Despite budget constraints, the director Sofie Qwarnström has pulled off a great theatrical coup with this immensely creative re-working of the play, full of power and raw emotion. Kudos goes to all involved, especially for the original score, Thomas Bingham; the exceptional lighting, William Desbordes; and Christina Conti in the make-up department; and the 20 strong cast.
After a sold-out run at the Theatre les 50 in St. Jean de Gonville, Macbeth comes to Ferney-Voltaire for two three nights only.
– Denis McClean, 4th of November, 2025) Writer/ editor/ journalist/ broadcaster (GOAL / IFRC / UN). Founder of the Geneva Literary Aid Society theglas.org
Traduction Française
Critique de Macbeth « Une fable qui capture les ténèbres de l’âge actuel »
Étant donné l’état du monde, il est tout à fait approprié que la compagnie de théâtre Hoops of Iron présente sa réinterprétation imaginative de Macbeth de Shakespeare à Genève, la ville qui abrite un corpus de droit international humanitaire « plus honoré dans la violation que dans l’observance », pour citer Hamlet.
Il s’agit d’une production puissante illuminée par des performances exceptionnelles, notamment celle de Chris Hemmens dans le rôle de Macbeth et de Mundey Young dans celui de Lady Macbeth. La chorégraphie de Phineas Clark se distingue particulièrement dans la vision récurrente de trois sorcières diaboliquement rusées et malfaisantes gambadant avec joie sur la lande dévastée de la scène. Les moments qui restent en mémoire incluent le regard impénétrable, presque perdu, sur le visage de Macbeth lorsqu’il est couronné roi d’Écosse après les meurtres du doux Duncan et des gardes qui le protégeaient. Ou encore Lady Macbeth, prosternée devant une bougie, marchant en somnambule vers le suicide, son ambition démesurée balayée alors que sa conscience revient enfin la hanter dans son esprit dément.
Le reste de la distribution joue également son rôle dans un mélange de styles militaires anciens et modernes qui ajoutent un véritable danger et une menace, surtout lorsqu’ils emmènent pour la torture et l’exécution des captifs cagoulés pris dans la folie meurtrière de Macbeth. De telles scènes évoquent immédiatement les atrocités commises aujourd’hui contre les populations civiles au Soudan, en Ukraine, à Gaza et en Birmanie. Les mots de Macbeth pourraient tout aussi bien sortir de la bouche de criminels de guerre contemporains comme Poutine ou Netanyahu : « Je suis dans le sang, enfoncé si loin que, si je n’avance plus, revenir serait aussi pénible que de passer par-dessus. »
Contrairement au célèbre rejet de Macbeth du sens de la vie, il ne s’agit pas d’un conte raconté par un idiot signifiant rien, mais bien d’une fable qui capture l’obscurité de l’âge actuel. En tout, c’est un plaisir d’entendre autant de soliloques familiers du canon shakespearien si bien livrés. Malgré les contraintes budgétaires, la directrice Sofie Qwarnström a réussi un véritable coup théâtral avec cette réinterprétation extrêmement créative de la pièce, pleine de puissance et d’émotion brute. Les félicitations vont à tous ceux qui ont participé, notamment pour la partition originale de Thomas Bingham; l’éclairage exceptionnel de William Desbordes ; et Christina Conti pour le maquillage ; ainsi qu’à la distribution de 20 acteurs.
Après une série de représentations à guichet fermé au Théâtre les 50 à St. Jean de Gonville, Macbeth arrive à Ferney pour trois soirs seulement.
THÉÂTRE
Du 26 au 28 mars
à 19h30
(sauf dimanche à 17h00)
Durée: 2h20 avec entre-acte
Tarif normal: 20€
Tarif réduit: 15€
Des 12 ans
Mise en scène :
Sofie Qwarnström
Musique originale :
Thomas Bingham
Créateur lumière :
William Desbordes
Distribution en cours












